Dans le monde de l’équitation, il est crucial de distinguer une belle équitation – qui peut flatter l’œil mais manque de bases techniques et de sensibilité – d’une bonne équitation, fondée sur le respect et une connaissance profonde du cheval et des techniques. Cette dernière repose sur des bases solides et sur le Horsemanship, l’art d’établir une relation durable avec son cheval, basée sur la patience, la compréhension et des compétences approfondies.
De nombreux cavaliers réussissent avec des chevaux déjà bien formés, mais sans des bases solides – comme la maîtrise des aides et l’écoute des signaux de l’animal – ils peinent face à des chevaux plus délicats ou atypiques. Ce manque de fondations empêche une communication claire et respectueuse. D’autres cavaliers remportent également de grands succès en compétition, mais leurs montures manquent parfois de muscles, de vitalité, révélant les limites des méthodes rapides et artificielles.
Le Horsemanship consiste à respecter le rythme de développement du cheval, tant physiquement que mentalement. Un cheval épanoui devient un véritable athlète, stable et plein d’énergie. À l’inverse, les raccourcis et l’utilisation systématique d’artifices (enrênements variés, guêtres postérieures correctives) risquent d’endommager le cheval et n’aident pas à la formation de bons cavaliers. Le manque de capacité d’adaptation et la méconnaissance des besoins réels du cheval amènent certains cavaliers à exagérer dans la répétition d’exercices, ce qui peut démotiver le cheval, le rendre nerveux, voire provoquer de l’opposition à l’homme.
Être un homme de cheval, c’est revenir aux bases, comprendre que chaque geste résulte d’une communication subtile avec l’animal. Cette quête d’harmonie, basée sur le respect et la patience, mène à une équitation durable où le bien-être du cheval est prioritaire.
En revenant à l’essentiel et en écoutant vraiment son cheval, le cavalier progresse non seulement techniquement, mais s’enrichit dans une relation de confiance et d’harmonie avec sa monture. Le bon cavalier est plus exigeant envers lui-même et moins envers son cheval, et souvenez-vous que l’exigence mène à l’excellence !
Sportivement vôtre, Éric