Vœux 2026: Pour une humanité plus juste, une équitation plus consciente

En ce début d’année nouvelle, je forme le vœu simple et essentiel que nous reprenions le temps.
Le temps d’écrire, le temps d’appeler, le temps de se souvenir.
Le temps, surtout, de regarder l’autre avec attention, patience et respect.

Car un monde qui ne prend plus le temps de dire bonne année
est un monde qui s’éloigne lentement de l’humanité,
un monde qui confond la vitesse avec le progrès
et l’efficacité avec la profondeur.

Nos familles, nos amis, nos proches, nos collègues
ne sont ni des acquis ni des évidences.
Ils sont des présences fragiles et précieuses,
des liens vivants qu’il faut nourrir, protéger
et cultiver avec bienveillance, fidélité et gratitude.

À force de tout vouloir optimiser, rationaliser, accélérer,
nous avons parfois oublié l’essentiel :
la chaleur d’une parole sincère,
la force d’un geste simple,
la dignité d’une attention offerte sans attente de retour.

De la même manière, notre relation au cheval mérite une réflexion profonde et honnête.
Celui qui a nourri l’homme, travaillé sa terre,
porté ses charges, ses espoirs et parfois ses guerres,
celui qui a permis à nos civilisations de se construire,
ne peut être réduit aujourd’hui à un simple outil de loisir,
de performance, de compétition ou de divertissement.

Le cheval n’est pas un moyen : il est un partenaire du vivant.
Par sa sensibilité, par sa mémoire,
il nous rappelle que toute relation fondée sur la contrainte appauvrit,
et que seule la justesse élève.

Le bien-être ne doit pas être un mot à la mode
ni un discours rassurant.
Il doit être une exigence morale,
une responsabilité quotidienne,
fondée sur le respect, l’écoute, la cohérence
et la gratitude envers ceux qui nous donnent sans parler.

En cette nouvelle année, je nous souhaite d’évoluer intérieurement,
d’élever nos consciences autant que nos ambitions,
de préférer la compréhension à la domination,
la relation à la performance,
et la fidélité aux valeurs plutôt que la quête du paraître.

Puissions-nous redevenir des êtres de lien
avant d’être des êtres de résultats.
Puissions-nous bâtir un monde où l’humain retrouve sa place
par la qualité de son regard et la droiture de ses actes.
Et puissions-nous offrir au cheval,
compagnon silencieux et fidèle de notre histoire,
l’avenir toujours plus respectueux qu’il mérite.

Car le véritable progrès ne se mesure ni en records ni en chiffres,
mais à la manière dont nous traitons le vivant
lorsque plus rien ne nous y oblige.

Bonne année,
avec sens, avec cœur,
et avec cette conscience qui, lorsqu’elle s’éveille,
change durablement le monde.

Sportivement votre,
Éric

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